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Interview

James Brown «On dit que j'ai cinquante ans d'avance»

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De passage à Paris en 2004, James Brown accordait dans sa loge un entretien aussi rare que déjanté.

Publié le 26/12/2006 à 0h39

Début juillet 2004, James Brown ­ qui cachetonne depuis déjà pas mal de temps ­ est de passage à Paris pour un relevé de compteur annuel. Personnage fantasque, caractériel et mégalo, il ne prend plus guère la peine de parler à la presse. A quelques heures de monter sur la scène du palais des congrès, la porte de sa loge s'entrouvre pourtant, pour une rencontre rare, à la démesure de sa légende. Extraits.

Pour voir James Brown de ses propres yeux, que ne ferait-on pas. «Vous vous adresserez à lui en l'appelant Mister Brown et vous lui direz combien il a l'air jeune ­ ce qui est vrai, d'ailleurs», avertit Mister Bobbit, son manager personnel, qui met également en garde : «Pas de questions personnelles, musique seulement.» [...] Vous entrez, en apnée, et reprenez votre souffle devant... Mère Grand. Sous un vaste foulard de couleur biche émue, James Brown, qui sourit, affichant une double série de petites dents nacrées, porte une charlotte de bigoudis. [...]

Très, très serré. Posé sur un canapé avec ses rouleaux déformants, il a croisé ses pieds chaussés de mules rouges sur une table basse pendant que, penchée-couchée vers lui, une blonde lui fait la lecture d'un album colorié. Chemise noire ouverte, il porte un pantalon très, très serré, bleu canard, bouton du haut défait quand même pour l'aisance. L'occasion de cette rencontre est la ressortie CD de l'album Soul on Top, enregistré en 1969 avec un jazz band.

Mister Brown, comment vous sentez-vous ce soir

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