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Critique

Mills et Craig en conjonction à Paris

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Techno. Expo de vidéos à Beaubourg pour l’un, concert samedi pour l’autre.

Publié le 15/10/2008 à 6h51, mis à jour le 15/10/2008 à 6h51

Hasard de l’actualité, Jeff Mills de Chicago et Carl Craig de Detroit, tous deux pionniers de la musique techno, sont honorés la même semaine à Paris par deux institutions.

Le premier s’est vu commander par le centre Pompidou une pièce vidéo et musicale exposée dans le cadre de l’exposition «le Futurisme à Paris : une avant-garde explosive».

Le second donne un concert de ses œuvres électroniques avec l'orchestre français les Siècles, dirigé par François-Xavier Roth, le pianiste Francesco Tristano Schlimé - qui a réalisé les arrangements - et enfin Moritz von Oswald, artiste-phare de l'electro minimaliste allemande, avec qui Craig signe également Recomposed, un album de remixes d'œuvres de Ravel et de Moussorgski interprétées par l'Orchestre philharmonique de Berlin dirigé par Karajan, et qui paraît chez Deutsche Grammophon - également une «institution».

Choisi par le commissaire de l’exposition sur le futurisme pour son éclectisme (films, performances), Jeff Mills s’est plongé dans le manifeste historique du mouvement publié par Marinetti en 1909, et fatalement reconnu dans ces artistes qui voulaient exprimer la dynamique multiple du monde extérieur et intérieur, qui célébrèrent la machine et le bruit, et dont les plus fameux créateurs musicaux restent Edgar Varèse et Pierre Schaeffer.

«Sillon». La contribution de Mills consiste en cinq films accompagnés de musique électronique évoquant autant d'aspects du mouvement. L'un rappelle «le bonheur naïf d

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