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Libération
Critique

Africolor syncrétique

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Festival. Une 20e livrée métissée en région parisienne.

(DR)
Publié le 21/11/2008 à 10h33, mis à jour le 21/11/2008 à 10h33

Cela commence par un symbole : Julien Jacob. Né au pays du vaudoun, à Cotonou (Bénin), de mère martiniquaise et de père guadeloupéen, il a grandi en métropole et vit en Bretagne. Julien Jacob s'est inventé une langue, alliage euphonique de syllabes et d'onomatopées, dont témoigne son CD Barham (Volvox). Un langage coupé des contingences. Un peu comme la spiritualité qui guide les pas de Julien Jacob, chant affectueux servi par une guitare (Yvan Knorst), des percussions (Hamid Gribi), des compositions aux confins indécis de la tradition africaine, celte, folk, pop.

«Bonne entente». Le syncrétisme tient une belle part dans cette vingtième édition d'Africolor : 23 concerts dans 18 villes du plus jeune et cosmopolite département de France, la Seine-Saint-Denis.

La livraison s'ouvre avec Benkadi, «bonne entente» en bambara du Mali, formé par le chanteur et joueur de luth n'goni Ousmane Keita et Benjamin Sanz, batteur de jazz, genre qu'un Carlos Santana s'obstine à appeler «musique africaine». La culture afro-américaine a, depuis des décennies, ses héros bien blancs. C'est ce qui se passe désormais dans les musiques africaines. «Il y a vingt ans, on aurait présenté un Blanc jouant du djembé, cela aurait été une honte. Maintenant, cela ne dérange personne, seul compte la qualité de la musique», explique Philippe Conrath, directeur et fondateur d'Africolor et ancien journaliste de Libération. Il souligne qu'à l'exemple du j

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