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Interview

«Nous obéissons au pape»

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Pat Flegel, porte-voix du quatuor, explique la démarche du groupe :.

Publié le 24/11/2008 à 6h51, mis à jour le 24/11/2008 à 6h51

Juste avant un concert à Oberlin, Ohio, au début du mois, Pat Flegel, chanteur porte-voix du groupe canadien, explique Women, en prélude au concert d’intronisation français du jour.

Le style Women ?

Du «trash art», strictement.

La pochette de ce manifeste ?

Sitôt vu cette photo, dans un livre de médecine chinoise, je l’ai piquée, photocopiée et affichée en multiples 11x17 dans ma chambre. C’est une image de foule, où tout le monde voit une dimension politique, alors que ce sont juste des gens en train de se détendre. Ce vide d’enjeu nous plaît, doublé d’une telle vision, il rend spécialement bien en pochette.

Vos morceaux emblèmes sur l’album ?

Les deux de chute. Initialement, ils ne faisaient qu'un. J'adore ce son épouvantable qu'ils rendent. La première moitié est telle qu'enregistrée instantanément à composition ; la seconde est une jam à 5 heures du matin. Quand on a commencé à éditer, tout sonnait clair et net, concerté ; bref, stérile. On a effacé tous ces enregistrements, pour se mettre à gacher de la bande magnétique, entre autres substances… Ce qui a réglé la question de cette contrainte si gênante des séances initiales. Beaucoup d'albums nous tenant à cœur ont été foutus cahin-caha par des gens fins saouls, et il n'était pas question qu'il en aille autrement de notre disque. Une autre raison pour nous d'aimer ces deux envois, c'est qu'ils résonnent avec la scène de «nouille-york» futuriste dans le film Blade Runner.

Si «Woodbine» était une toile, ce serait quoi ? du Rothko ?

Woodbine ferait une croûte tellement merdique que personne n'en supporterait un instant la vue, oui !

De quoi vivez-vous ?

La musique tend

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