Après les mots et les débats d'idées, passage à l'acte musical pour la 18e édition du festival Sons d'hiver en Val-de-Marne, qui a débuté mercredi à l'université Paris-Diderot par deux jours de colloque autour de l'improvisation, ses pratiques et sa dimension sociologique. Une volonté qui s'inscrit dans le sillage d'un programme, renouvelé chaque année depuis 2004, de tambours-conférences, organisées pour certaines par l'U.F.R. LAC (Lettres, Arts, Cinéma) de Paris-VII. Car, plus que se référer aux stéréotypes et aux formatages, Sons d'hiver, avant tout soucieux de vérité artistique, s'implique en glanant ici et ailleurs les nouvelles formes d'improvisation ou d'oralité contemporaine liées dans le vaste champ jazzistique aux musiques actuelles. «La multiplicité des propositions témoigne de notre goût prononcé pour la liberté créative. En ces temps moroses de crise financière, rien n'est plus salutaire que cette bouffée d'indépendance d'esprit», défend Fabien Barontini, son directeur.
Pionnier. Avec son lot d'inédits, le festival, cadet de Banlieues bleues (Seine-Saint-Denis), attise les curiosités. Parmi ces projets rares, le partenariat avec le Vision Festival - qu'organise, en juin à New York, le contrebassiste William Parker - est l'un des exemples marquants. Cette année, deux concerts d'essence free groove relieront (le 25) deux mastodontes du saxophone, le septuagénaire du ténor avant-garde Kidd Jordan et la référence du baryton Hamiet




