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Critique

«J’aime bien faire le con»

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Rock. Retour en force des Wampas, trublions hexagonaux.

Publié le 27/01/2009 à 6h52, mis à jour le 27/01/2009 à 6h52

Rock n’drôles for ever. Vingt-six ans après leur formation, les Wampas sont toujours vivants. Mais surtout et heureusement les mêmes. Que sa musique soit qualifiée de punk-pop, rock-yéyé ou twist-trash, l’ultime groupe survivant de la scène alternative française circa 1980 n’a pas enlevé une virgule à son manifeste : jouer vite et raconter des historiettes (toujours), chanter volontairement faux (parfois), ne pas se prendre au sérieux (jamais).

C'est sûr qu'avec une telle radicalité, Didier Chappedelaine, alias Didier Wampas (du nom d'une tribu dans la BD Rahan), seule figure historique, et les membres de la coterie actuelle, se sont tricoté leur légende. Surtout en concert. Car qui a déjà assisté à un show des Wampas saisit tout le sel de ce terme et n'oublie jamais ce pur moment de sincère générosité.

Revoilà les Parisiens tels qu'en eux-mêmes, emmenés par leur chanteur, toujours technicien salarié de la RATP, avec un nouvel opus réunissant quatorze chansons, les Wampas sont la preuve que Dieu existe. L'occasion de prendre date et langue avec l'excellent Didier pour boire une grenadine à l'eau dans un bistrot de Ménilmontant, quartier qui l'a vu naître il y a quarante-sept ans. Et l'écouter conter l'histoire de ce onzième album, le premier dans l'écurie Barclay qui appartient à… Universal. Ce qui vaudra à la maison de disques de Pascal Nègre une dédicace dès le premier morceau, histoire d'éviter la méprise : «Un duo avec Cali, désolé ça ne m'intéresse p

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