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Des archets pour la paix

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Soutien. De New York à Jérusalem, une performance musicale a réuni douze contrebassistes de renom sur la Toile.

Publié le 28/04/2009 à 6h53, mis à jour le 28/04/2009 à 6h53

Le Maabada («laboratoire»), scène alternative de Jérusalem, portait particulièrement bien son nom dimanche soir. Deep Tones for Peace («Sons profonds pour la paix») a réuni, lors d'une performance musicale de plusieurs heures, retransmise sur Internet via vidéoconférence, quelques-uns des meilleurs contrebassistes mondiaux. Parmi lesquels Mark Dresser, Barre Phillips et William Parker, présents dans la ville sainte et à New York.

«Deep Tones for Peace est une composition musicale collective toujours en mouvement pour contrebassistes, fondée sur le sentiment de paix, la paix au Moyen-Orient qui rayonnerait dans le monde entier. Au niveau musical, c'est une méditation multidimensionnelle collective et individuelle sur le concept de «vivre en harmonie avec les autres»», a expliqué William Parker, qui jouait à Jérusalem.

Diversité. Un message spirituel qui aura peut-être en partie échappé au public du Maabada, apparemment quelque peu dérouté par la contemporanéité, voire parfois la dissonance, des pièces présentées. Dès le premier morceau, les groupes de Jérusalem et de New York se sont répondu dans un dialogue en partie improvisé sur une composition spécialement écrite pour l'occasion par Mark Dresser et Sarah Weaver. Les deux compositeurs dirigeaient, respectivement depuis Jérusalem et New York, les musiciens qui se voyaient par écrans interposés. Cette première pièce, intitulée SLM, la racine sémitique du mot «paix» en hébreu (shalom)

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