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Bandits-Mages reboote la machine

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Festival. Retour sur une 11e édition effervescente à Bourges.

ParMarie Lechner
BOURGES, envoyée spéciale
Publié le 11/05/2009 à 6h52, mis à jour le 11/05/2009 à 6h52

Ça phosphore à l'école des beaux-arts de Bourges, transformée en bouillonnant laboratoire avec radio pirate, projection et ateliers à l'occasion de Bandits-Mages, foisonnant festival voué à la jeune création qui s'est achevé hier. Au programme ce samedi matin, Open Mind Control, discussion animée par le journaliste scientifique Maxence Layet et les artistes Joachim Montessuis, Gabin Noir et Cosmin Horia Samoila qui, la veille, avaient magnétisé le public de la friche de l'Antre-Peaux, le pétrissant d'intenses vibrations sonores.

Ruche. Objet du débat : comment retrouver une emprise sur la société de contrôle dans laquelle nous baignons, maillée par les technologies de surveillance (géolocalisation, traçabilité, biométrie), bombardée par les ondes électromagnétiques, au point que même les abeilles ne retrouvent plus leur ruche ? Et d'échafauder des scénarios catastrophes, comme celui d'un regain imminent de l'activité solaire qui pourrait anéantir toutes nos prothèses technologiques. Vision dystopique (ou réjouissante selon le point de vue) au cœur de l'une des problématiques du festival qui invitait les artistes à spéculer sur d'autres «mondes possibles», à la manière des auteurs de science-fiction qui se projettent dans le futur pour décrypter le présent.

Le théoricien viennois Konrad Becker démasque dans une conférence performance frénétique les mécanismes de cette «économie de l'attention» qui cherche à conquérir notre espace neuronal. Dét

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