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Libération
Interview

Influents de la scène, suite

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Publié le 29/05/2009 à 6h52, mis à jour le 29/05/2009 à 6h52
Tourneurs omniprésents, concurrence des festivals : comment être encore créatif dans un environnement d’industrie de la musique de plus en plus contraint ?

Jean-Michel Boinet (Art Rock). «La question est : comment préserver son originalité. A Art Rock, on tente de faire du rock un spectacle vivant, pas un huis clos. Dans la rue, les arts numériques, la danse, dans le fait de donner une carte blanche à un artiste ou à un collectif pour qu'il fasse sa propre programmation. Reste la musique, où l'objectif est de concilier des artistes tendance et des découvertes exclusives. Qui connaît Hindi Zahra, Chad VanGaalen ou Laxula ? Notre rôle, c'est de donner des chances tout en préservant les nôtres.

Paul Langeois (Beauregard). «Il faut rester audacieux et avoir une volonté de se différencier. Chercher la nouveauté et signer en janvier des artistes pas ou peu connus qui vont être au top en mai-juin. On sent les festivals qui ont décidé de prendre des risques et qui, du coup, donnent du cachet à leur programmation. Pour cette première édition, j'ai demandé au tourneur Alias de m'aider à réaliser la programmation, car je travaille régulièrement avec eux. On mise sur Peter Doherty. Ce n'était pas une évidence artistique en janvier quand je l'ai signé; il ne fait que trois festivals en France cet été.»

France Leduc (Main Square). «Il faut comprendre que la question de la programmation n'est pas française, mais européenne, voire mondiale. Live Nation organise 63 festivals importants en Europe cet été. Et si les festivals français n'ont pas d'artistes cette année, ce n'est pas un problème de su

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