Menu
Libération
Critique

Dinosaur Jr pas mort

Réservé aux abonnés

Grunge. Le quinzième retour de flamme d’un trio fondateur américain déglingué.

Publié le 22/06/2009 à 6h52, mis à jour le 22/06/2009 à 6h52

Dinosaur Jr , alias Jay Mascis, aura traversé les âges, glaces, déserts, la noise, le ressassement (quinze albums depuis 1982 ; dont 5 en trio primitif: Lou Barlow basse et Murph batterie, refondé depuis Beyond 2007), la techno-rap, Clinton, la french touch, Bush - et le revoilà tel qu'en lui-même enfin l'éternité déjà le change.

Au départ, il y a un petit quart de siècle, on pouvait tenir le cas, sorte de Glen Baxter sonique à «guitarne» Hendrix ramollo en survête flapi sur vieille semelle wah, pour perdu. Chantant faux, jouant (?) de même, lâchant, en mongolo du manche, une purée électrogène de danse de l'ours country punk, Joseph Donald Mascis (10 déc. 1963) gratouillait un gros son flasque sans trop se soucier des éclaboussures.

Flamboyant. Deux dizaines d'années et albums ainsi, sans grande conséquence ni reconnaissance au sommet, à buller une litanie cacophonique de Jonathan Richman bis (le faux naïf des Modern Lovers pré-Pistols ; Richman qui musiqua la farce culte Mary à tout prix en bonus gag sinistre), et, témoin Farm, Jay Mascis état neuf a résolu ses complexes, dada 1987 ajusté.

Soit, fait main et produit par Mascis fils de dentiste au studio maison Bisquiteen, Amherst-Massachusetts, un bazar de distorsions à renvoyer Neil Young au rayon des vieilles chaussettes trouées(I Want To Know…) ; un raffut bullshitde fuzz plein de dévotion pour le babacoolisme blues-boom, avec Cream (Swal

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique