Il est l’un des derniers géants de l’âge d’or du jazz, mais à près de 79 ans (qu’il fêtera le 7 septembre), Sonny Rollins ne craint pas de bousculer les habitudes de son calendrier estival dans l’Hexagone. Avec deux apparitions saisonnière (le prochain concert à Paris est fixé au 29 octobre à l’Olympia), il délaisse Juan et sa pinède, qu’il visite pourtant avec assuidité (quatre fois en douze ans, dont un concert pour son épouse Lucille décédée en 2004), ainsi que l’antique enceinte de Vienne.
Rallonge. A la place, le «colosse du saxophone» s'est finalement laissé convaincre par le directeur nouvellement promu du Nice Jazz Festival, Gérard Drouot (également son producteur en France), de jouer pour la première fois parmi les oliviers dans les jardins de Cimiez. Avant de renouer ce soir avec le public marciacais qu'il n'a côtoyé qu'à deux reprises (en 1989 et 2007).
Carrure ample, chevelure blanche et lunettes noires, le New-Yorkais de Harlem ouvrira donc la nouvelle édition de JIM sans contrainte de timing (peut-être une promesse de set à rallonge), puisqu’il est seul programmé sous le chapiteau de 6 000 places installé tous les ans sur le terrain de rugby du village gersois.
Sonny Rollins sera en compagnie de son fidèle sextet, dont Bob Cranshaw à la basse électrique - à son service depuis presque cinquante ans - ou encore Clifton Anderson, enfant de bonne famille musicale qui, à l’adolescence, renonça à sa raquette de tennis pour un trombone, et se partage ent




