Un petit tour d’horizon d’une nébuleuse électronique et jazzy en ébullition, c’est ce que propose la série Factory, appendice parisien du festival d’Ile-de-France, qui présente en quatre soirées chauffées au warm-up des DJ (Shalom, RKK, Damage, Morpheus), des tendances aux multiples influences.
Alors que le jazz n'a jamais autant multiplié les sources d'irrigation qu'aujourd'hui, qu'il déconstruise la pop, broie du metal, dévie rock, verbalise hip-hop ou s'amplifie electro, Julien Lourau repositionne son jeu dans un retour aux fondamentaux, se pliant à l'exercice de la formule la plus classique, le quartet. Comme annoncé lors d'une précédente entrevue au moment de sa carte blanche à la Villette (Libération du 30 août 2007), qui donnait, sous forme d'une carte de visite à plusieurs entrées, une étendue de son champ d'action pluriel. Depuis son émergence au tournant des années 90, le saxophoniste quasi quadra mettait l'accent sur l'importance de sa notion d'échange sur le long terme avec ses partenaires. De Trash Corporation avec Noël Akchoté et Bojan Z (pianiste avec lequel il forme le trio Bozilo, enfin sorti en disque en mars) en Groove Gang raveur tribal démantelé à son apogée.
Dix ans après cette dissolution, il perçoit son aventure avec le Gang comme son propre regard sur les Jazz Messengers, «à ma manière et de mon temps». L'histoire de l'album Quartet Saïgon, garanti sans arme numérique et néanmoins très contemporain, marque la volonté pour Lou




