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Critique

Galeazzi, charme partisan

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Chanson . L’Italienne présente «Bella Ciao» à Paris.

Publié le 25/01/2010 à 0h00

Lucilla Galeazzi nomme sa nouvelle création Bella Ciao, sorte de Chant des partisans italien, un spectacle dominé par sa voix farouche et sa guitare, soutenues par celles de Davide Polizzotto. Leur musique revisite la mémoire sociale transalpine. Lucilla est une célébrité de cette veine populaire musicalement métamorphosée dès 1959 et qui retrouve une actualité dans un pays arriéré par Berlusconi. Ce répertoire fait l'objet d'un prochain disque de la dame. Lucilla Galeazzi y pratique un réalisme onirique.

Il faut dire que Lucilla est née à Terni, Ombrie, un ex-bastion industriel. «Connue pour l'acier, la chimie, c'est aussi la ville de la Saint-Valentin ; de l'amour, donc.» Un cadre au chant social qui la porte, une coutume du centre de l'Italie. «Il y a aussi la tradition religieuse, le chant à deux voix typiques en réponse, comme le va-et-vient du carillon, en italien vatoccu. Le mot désigne ce style, un des plus anciens, un chant profane médiéval. Là où l'église était forte, les traditions musicales se sont maintenues.»

Lucilla a vu le jour dans une famille où tout le monde est musicien. Le père est guitariste. «J'ai grandi à la campagne entre la musique de la maison et celle de la radio.» Elle est étudiante quand l'Italie redécouvre son patrimoine sous l'impulsion musicologique de Giovanni Bosio. «Il avait lancé un nouveau chant, synthèse de folklore rural et urbain. C'était le Nuovo Canzioniere italiano. Ainsi, lac

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