Le Transbordeur, principale salle de concert de l’agglomération lyonnaise, va bientôt changer de mains. La mairie, propriétaire, a changé de gestionnaire, une commission a été chargée d’étudier les dossiers des candidats. Puis le maire a retenu celui qui avait le moins convaincu. Rien d’illégal : la procédure choisie lui laisse le dernier mot. Mais sa décision fait débat.
Gages sérieux. Le Transbordeur était géré depuis sa construction par Victor Bosch, producteur qui a fait fortune avec Notre-Dame de Paris. Longtemps bénéficiaire d’un contrat très favorable (la ville lui reversait chaque année une subvention d’équilibre), il est titulaire depuis 2005 d’une délégation de service public. En échange de la salle, il verse à la ville une redevance fixe et une (faible) part de son chiffre d’affaires, et doit participer à l’émergence locale, en faisant une place aux artistes du cru.
La délégation arrive à son terme le 30 juin. Alors, une commission a été chargée d'étudier les dossiers. Les adjoints aux finances et à la culture ont négocié avec quatre candidats, qu'ils ont ensuite reçus, le 28 janvier. L'un d'eux a particulièrement séduit. Baptisé le Pilote, il réunissait l'ancien programmateur du Transbo, le gestionnaire de la Tannerie de Bourg-en-Bresse, un tourneur lillois et le manageur du collectif lyonnais le Peuple de l'herbe. L'équipe semblait offrir des gages de sérieux financier et culturel. Un autre candidat a fait en revanche mauvais




