Cher lecteur et ami, je te dois la vérité. Avec ce portrait, tu espères que justice soit faite envers ces beautés insolentes qui, une fois leur légère affaire achevée (profiter d’une nature généreuse pour gagner sa vie sans effort sur les podiums), se réfugient sans légitimité ni talent dans la musique ? Cher lecteur, tu fais fausse route. Micky Green n’est pas Karen Mulder ou Mareva Galanter, autres beautés qui se sont vautrées en s’essayant à la chanson. L’Australienne, qui se produira dimanche sur l’hippodrome de Chantilly à l’occasion du prix de Diane, est une artiste tout ce qu’il y a de plus défendable. Et puisque tu l’acceptes, je vais t’expliquer pourquoi.
Micky Green est belle mais ne minaude pas. Attablée à une terrasse de bistrot avec ses copines, l'Australienne fume une cigarette, rit, rêve. Ne fait pas la maligne, la sophistiquée, la précieuse, ne cherche pas les regards. De ses débuts comme mannequin, Michaela Gehrmann, au regard émeraude, dit : «Je n'étais pas sûre de mon image. Je devais juste assurer ce que j'étais et ce que l'on attendait de moi : m'effacer pour mettre en valeur les vêtements. Ce n'était pas toujours simple ni marrant, mais pas très compliqué non plus. C'était une façon agréable de gagner de l'argent.»
Elle a été repérée à 16 ans dans un centre commercial à Sydney. Puis a défilé pour Kenzo, Comme des garçons, Vanessa Bruno… Ses cheveux couleur platine, elle les doit à un coiffeur, sur un tournage, «qui [lui] a di




