Marciac, capitale du jazz estival en terre gasconne, s'apprête à recevoir, pour la 33e d'un festival dont la réputation dépasse nos frontières, un florilège chatoyant autour de la note bleue. Une édition qui devrait rencontrer, grâce à son sens de la diversité, un public ouvert. Car, de Diana Krall (en ouverture avec Yaron Herman ce soir) à John Zorn, de Marcus Miller à Ahmad Jamal, via Jamie Cullum et le trio Biréli Lagrène, l'imposant chapiteau (5 000 places), qui vole la vedette au rituel terrain de rugby, risque fort de voir vibrer ses toiles jusqu'à la mi-août.
Flamme. Et ce ne sont pas les musiques cousines, pas si éloignées, qui adouciront les mœurs festivalières, qu'on sait par expérience festives. Qu'il s'agisse d'échos ibères (Paco de Lucia), balkaniques (Emir Kusturica) ou en provenance de névralgiques tropiques, tels Cuba (Roberto Fonseca, Chucho Valdes) ou le Brésil (Gilberto Gil). Mais Jazz in Marciac n'est pas que in. Son offre off n'a nullement à rougir de la programmation prestige de saison. Concocté avec soin et connaissance du terrain par Jean-Louis Guilhaumon, directeur du grand rendez-vous gersois, avec la participation d'Hélène Manfredi, le off gratuit se présente comme un festival parallèle, avec une programmation digne des meilleurs clubs de jazz.
Cette année encore, abonné numéro 1 dont on ne se lasse pas, l’Aixois à crête Olivier Temime : il revient avec la flamme inextinguible qui l’anime, lui et ses Volu




