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Material girl

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Lady Gaga. DESCENTE EN FLAMMES Ambitieuse revendiquée, la chanteuse s’avère la reine du recyclage, à la manière de Madonna.

Publié le 27/08/2010 à 0h00

Impossible de la louper, Lady Gaga. Des bandes FM aux supérettes de quartier, en deux ans d'une programmation sioux et gloutonne, il fallait écouter France Info en boucle pour en être épargnée. Elle apparaît en 2008. Plus de 14 millions de gogos ont acheté, téléchargé du Gaga. L'album baptisé The Fame puis repatiné en 2009, n'a cessé de se vendre depuis. Quand Lady Gaga a le culot de balancer : «C'est le meilleur opus de ma carrière», je ne sais pas pour vous, mais franchement, ça m'a fait poiler.

Allez, j'avoue m'être laissé entraîner dans le sillon de son Poker Face et considère avoir fait partie des gagas de la Lady. A l'époque, j'étais chauffée à blanc par la plume dithyrambique des critiques. Soufflée à bloc par l'aplomb de cette fille déguisée en mutante qui a détourné un titre de Queen, Radio Gaga, pour en faire son matricule.

Alors, j'ai acheté la suite. Je me suis vue tricoter une playlist, persuadée qu'au niveau du stepper dans la salle de gym, ça me changerait des rengaines boule à facettes de David Guetta. Du coup, avec Gaga, j'ai aussi flambé le montant d'une pige dans l'acquisition d'un nouveau jogging, la paire de godasses comprises. Ça faisait partie de l'élan, c'est un truc de fille. Mais à force d'écouter les affres en toc d'une Alice propulsée au pays de l'oseille, Stefani Germanotta, alias Lady Gaga, m'a gonflée. L'icône tape-à-l'œil soutenant mordicus que l'argent ne l'intéresse pas, on n'y croit pas. Le trompe-

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