New York, juillet 2010. Aperçu au concert de Jeff Beck, quelques semaines plus tôt, David Bowie n'a toujours pas donné de nouvelles depuis que la chaîne Sky News a annoncé, en 2008, qu'il souffrait d'un cancer du foie - information qu'il n'a ni démentie ni confirmée. Photos et vidéos de paparazzis le montrent dans les rues du sud de Manhattan où il réside, marchant seul, ou accompagné de son épouse Iman et de leur fille âgée de 10 ans. Qu'après quarante ans sous les feux des médias, le rocker prophète préfère les joies simples d'une vie anonyme n'aurait en soi rien de surprenant. Son retrait du métier est même très relatif, si l'on additionne ses apparitions, ces dernières années, sur scène (avec Arcade Fire, David Gilmour), en studio (avec TV On The Radio, Scarlett Johansen) ou sur des plateaux de cinéma (le Prestige, August). Le 28 septembre, Bowie publiera une nouvelle édition de son Station to Station de 1976, assortie d'un double live enregistré le 23 mars de la même année au Nassau Coliseum de Uniondale (Long Island).
Ziggy, Aladdin Sane, Halloween Jack
Si tous les disques gravés par David Bowie durant les années 70 demeurent exceptionnels, Station to Station jouit d'une aura particulière. La musique que Bowie a créée pour le Thin White Duke, son dernier double fictif - après Ziggy Stardust, Aladdin Sane et Halloween Jack -, la façon épurée dont il a incarné le personnage sur scène, constitueraient le sommet de son art. Souvent




