Disons le tout net: c'est à une soirée réussie que les festivaliers des Inrocks ont eu la chance d'assister vendredi à La Cigale. Riche, variée, équilibrée. Ni redondante dans la succession des choix, ni grand écart dans la programmation. Entre jeunes groupes ascendants (Surfer Blood) et star internationale (Carl Barât). Juste idéale.
Les affaires ont débuté pied au plancher à 19 heures tapantes avec les bien-nommés Free Energy. En formation classique (deux guitares, basse, batterie), les Américains de Philadelphie prennent d'emblée la encore maigre assistance à la gorge et au coeur. Les protégés de James Murphy (eh ouais, quand même!) - le leader de LCD Soundsystem a produit sur son label DFA leur premier album Stuck On Nothing sorti en mars - ne lâcheront pas la bride durant les trente minutes de leur set mené au triple galop.
Classique mais le plus souvent racée, au point de parfois évoquer le meilleur des 80's pour l'efficacité des mélodies portées par une rythmique de guitare très ronde, l'entreprise menée par les quatre jeunôts chevelus et bondissants, entre rock et power-pop, conserve sur la durée sa dimension très festive et débridé. Le show, conclu par un lancer de guitare (rattrapée in extremis), se révèle une entrée en matière idéale.
Suivent leurs copains de Surfer Blood, qui visitaient la France pour la deuxième fois - ils avaient joué à Paris et à Tourcoing en mai. Après une grosse demi-heure d'un set passionnant, on se d




