Le communiqué est d'une clarté absolue. Et son interprétation sans appel : «Je fais part de ma décision de ne pas reprendre avec Noir Désir, pour désaccords émotionnels, humains et musicaux avec Bertrand Cantat, rajoutés au sentiment d'indécence qui caractérise la situation du groupe depuis plusieurs années», a fait savoir par écrit, hier en début d'après-midi, Serge Teyssot-Gay, le guitariste du plus célèbre groupe français de rock depuis Téléphone, et créé en 1980.
Sollicité plus tard par Libération pour éclairer sa décision, le musicien a poliment mais lapidairement décliné la proposition par texto : «Je ne veux rien ajouter à mon communiqué. Merci de votre compréhension.» Voilà pour les faits.
Plume. Pour le reste, outre l'attaque ad hominem dans le communiqué, l'annonce de Serge Teyssot-Gay est d'autant plus cinglante qu'inattendue. Car depuis la sortie de prison du chanteur Bertrand Cantat fin 2007, après sa condamnation pour le meurtre de Marie Trintignant durant l'été 2003, le quartet d'origine bordelaise se retrouvait régulièrement pour travailler à un septième album studio. Mais les choses traînaient et ne se passaient pas aussi bien que prévu lors des retrouvailles. Il se dit aussi que le chanteur, qui signe seul les textes du groupe depuis toujours, n'a jamais réussi à retrouver sa plume. Mais faute de communication, nul ne sait exactement ce qu'il en est. Ni où Noir Désir en est. Enfin, en était.
Pour éclairer la




