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Pièges à sons à la Maison des Métallos

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Numérique . Le festival parisien Digitalement vôtre propose expositions, concerts, ateliers et débats.

Publié le 04/12/2010 à 0h00

Déambuler dans ce cabinet de curiosités feutré, c'est comme entrer dans un livre de Jules Verne peuplé de machines extraordinaires. «Orgue à flacons» qui libère ses effluves sonores lorsqu'on retire le bouchon, «Cage de Fa Ré Do» dont les barreaux égrènent leurs notes lorsqu'on les effleure, ou «Madone Theremin», statue qui émet une musique étrange lorsqu'on meut ses mains autour d'elle. Un clin d'œil à l'ancêtre des instruments électroniques qu'on joue sans y toucher et qui produit des sonorités miraculeuses que la presse d'alors qualifiait de «voix des anges, musique céleste».

Fantasmagorie. Les mécaniques poétiques, dix installations interactives conçues par Yann Nguema, bassiste du groupe electro tourangeau EZ3kiel, sont des objets fantasmagoriques combinant machines surannées et high-tech, bois patiné et écran tactile, emblématique de cette tension contemporaine entre mélancolie pour un temps révolu et fascination pour la magie technologique. Elles sont présentées en ce moment à Paris, à la Maison des Métallos, dans le cadre de Digitalement vôtre, en compagnie des objets musicaux non identifiés de Patrice Moullet, «Percuphone», «Stretchmachine» et autre soucoupe volante multicolore dont on déclenche les sons en tapotant ses carreaux émaillés.

La manifestation consacrée au numérique s'adresse à tous les publics, depuis les mamies octogénaires qu'on initie à Internet aux élèves handicapés impliqués dans un projet de spectacle musical. Ce rendez-vou

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