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«Spider-Man» tisse ses tuiles à Broadway

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Le show sans cesse différé collectionne les accidents… sur une musique de Bono et The Edge.

Affiche de «Spider-Man: Turn Off The Dark» devant le Foxwoods Theatre, à New York, le 21 décembre 2010. (REUTERS)
Publié le 23/12/2010 à 0h00, mis à jour le 23/12/2010 à 11h52

A New York, le tout Broadway oscille entre ricanements nerveux et sincère épouvante. La comédie musicale Spider-Man : Turn Off the Dark, mise en scène par Julie Taymor au Foxwoods Theater, s'annonce comme l'une des pires catastrophes de l'histoire de l'entertainment. Incidents techniques, retards à répétitions, acteurs blessés, il semble qu'une malédiction se soit abattue sur le spectacle, obligeant les promoteurs à repousser à deux reprises la date de la première. Même si le spectre du bide fait partie du folklore, le budget record de 65 millions de dollars (85 millions d'euros) a le don de crisper tout le monde, à commencer par Bono et The Edge, les tauliers de U2, qui ont fourbi livret et musique de l'affaire juteuse.

Hémorragie. Le dernier «rebondissement» en date est la chute libre, lundi, d'un cascadeur, pendant une des répétitions payantes auxquelles le public a accès. Il semble qu'une corde retenant l'homme araignée ait lâché au mauvais moment, précipitant net le comédien Christopher Tierney 10 mètres plus bas. Les spectateurs tétanisés ont immédiatement été conduits vers la sortie et le pauvre garçon vers l'hôpital le plus proche où il lui fut diagnostiqué, outre moult côtes brisées, une hémorragie interne. Dans les semaines précédentes, d'autres chutes ont parsemé le chemin de croix de la production. Rien de mortel (poignet cassé par-ci, contusions par-là), mais une ambiance vachement plombée et une peur bleue quand l'héroïne de la

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