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Interview

«Nous glanons ce qui traîne»

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Brandon Welchez est le chanteur du groupe californien Crocodiles.

Brandon Welchez (à droite). (DR)
Publié le 12/01/2011 à 0h00

A l’heure de l’explication des gravures, c’est Brandon Welchez qui s’y colle, sans trop d’états d’âme, sur Blackberry, le 6 janvier en direct de San Diego.

Votre nom de Crocodiles, vient de… ?

De nulle part. On cherchait juste quelque chose qui sonne vaguement 50 ou 60. Genre les Beatles, ou les Crickets, ou les Byrds. Donc, euh, Crocodiles.

Sleep Forever, manifeste nihiliste baudelairien?

Notre album serait une Fleur du mal ? Nous aimons de fait vos symbolistes - sachant qu'une grande partie de la chose nous passe très au-dessus de la tête. Quand on est en panne, côté paroles, on ouvre un des recueils de vos poètes, et chargés à point, on se lit ces poèmes l'un à l'autre. J'ai tout un rayon de Baudelaire, Rimbaud et Verlaine.

Votre référence majeure, à ce rayon lyrique?

Richard Brautigan, l’auteur américain.

Plus de guitares sur cet album, après votre coup d’essai plus synthétique…

Nous glanons tout bonnement ce qui traîne alentour. Le premier, on l'avait enregistré chez des amis ; il y avait là plein de vieux Casio merdeux, qui du coup ont nourri l'album. Pour Sleep Forever, ayant pu disposer de tonnes de guitares vintage, entre autres amplis et orgues électroniques antiques, nous avons plutôt tapé dans ce rayon-là.

Plus de guitare, et de drogue aussi… Ou juste de meilleure qualité ?

Mêmes alchimie et doses - si ce n’est que peut-être, effectivement, la qualité s’est révél

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