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Critique

Hendrix, les faces cachées

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Quatre albums d’inédits et un DVD retraçant le parcours éclair du musicien prodige sortent en coffret. Avant d’autres exhumations à venir en 2012.

Jimi Hendrix au Gillmore East. (Ho New / Reuters)
Publié le 24/01/2011 à 0h00, mis à jour le 24/01/2011 à 16h57

L’hendrixologie a fait un grand bond en avant avec la sortie, en fin d’année dernière, d’une soixantaine d’enregistrements inédits et d’un remarquable documentaire de quatre-vingt-dix minutes sur la vie du météore musical américain. Le tout réuni dans un coffret parfaitement documenté. Rien là-dedans n’ajoute au génie du guitariste décédé à 27 ans, mais tout concourt à donner des clés pour mieux comprendre sa trajectoire.

Résurgences. Il est singulier que, quarante ans après la mort de Hendrix, dont l'essentiel de la carrière tient en quatre années, entre 1966 et 1970, on parvienne encore à exhumer des bandes inédites. Et c'est loin d'être terminé, puisque Janie Hendrix, demi-sœur du guitariste qui gère l'héritage d'une main avisée et goulue (lire page suivante), promet d'en distiller encore pendant «au moins sept à dix ans».

Evidemment, ces résurgences sont d'un intérêt inégal. Le Valleys of Neptune commercialisé au printemps 2010 n'était pas bouleversant. Avec le coffret West Coast Seattle Boy, qui s'adresse principalement aux hendrixiens convaincus et aux musicologues, on tient un objet différent, nettement plus intéressant. Il permet en effet de voir sur quels ferments s'est développée la créativité musicale d'un type qui réussit à faire le joint entre le blues américain le plus authentique et la pop folle du Swinging London. Qui a donné à la guerre du Vietnam sa bande-son (Machine Gun, Isabella, Stars and Stripes,

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