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Quand le streaming galvanise les majors

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Labels . Les sites Deezer et Spotify laissent entrevoir un nouveau modèle économique à l’industrie du disque.

La page d'accueil du site Spotify. (DR)
Publié le 07/03/2011 à 0h00, mis à jour le 07/03/2011 à 11h16

On n'avait plus entendu pareil concert unanime de la part des éditeurs musicaux depuis leur charge virulente contre le téléchargement illégal au mitan des années 2000. «C'est une période super excitante, déclare Pascal Nègre, PDG d'Universal Music Group, entité internationale présente dans 56 pays. Les années les plus difficiles sont derrière nous.» Pour Stéphane Le Tavernier, président de Sony Music France, «c'est plutôt encourageant. L'amorce d'un nouveau modèle de rémunération de la musique se met en marche et peut faire revivre la filière». Thierry Chassagne, patron de Warner Music France, déclare pour sa part : «On est sur la bonne voie. Ce modèle est un bon modèle.»

«Encourageant». Mais quel est donc ce super-héros qui porte secours à une industrie du disque en panique depuis trois-quatre ans, avec environ 15% de baisse de revenus annuels ? En France, ils sont deux et se nomment Deezer et Spotify. Ces sites de streaming, c'est-à-dire d'écoute de musique en ligne sans téléchargement, ne cessent de progresser. Au point qu'ils totalisent désormais environ 700 000 abonnés dans l'Hexagone, dont un dixième de payants (notamment grâce à Orange, qui propose l'abonnement à Deezer dans ses contrats de téléphonie mobile), et devraient en compter 1 million avant l'été.

«Et 1,5 million d'abonnés globaux en fin d'année», prédit Nègre. Si la rémunération que Deezer et Spotify versent aux labels ne pèse pas très lour

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