Soyons clairs : on n’a pas croisé une authentique bande de dégénérés comme ça depuis une paille. Il faut dire qu’entre pose pop méchue, rock dandy sous influence d’Albion, planque electro derrière platines et machines, l’humeur est assez peu à la déconne dans l’Hexagone depuis les groupes alternatifs des années 80 (les Béruriers noirs, La Mano Negra, les Satellites, Ludwig Von 88…). Mais voilà que déboule Sexy Sushi. Soit deux tarés originaires de Loire-Atlantique, qui, depuis maintenant huit ans, n’ont de cesse de foutre le bordel dans toutes les salles où on a encore le bon goût de les inviter.
Pour s’en convaincre, replongeons dans le concert que le duo electro-trash ou techno-punk (et l’inverse pour les gauchers) a donné début décembre dans la classieuse salle de la Cigale, à Paris. Après à peine deux morceaux, la chanteuse, Rebeka Warrior, est déjà les tétons à l’air. Elle asperge la fosse de bière, grimpe sur les enceintes et autres balcons de ce théâtre à l’italienne, crache sur le public avant de lui sauter dessus, lui met involontairement quelques coups de pied de micro, et enfin l’invite à monter sur scène, contre l’avis du service de sécurité très légèrement irrité par ce grand n’importe quoi.
Comme l'indique son nom, l'entreprise Sexy Sushi réside dans la provoc, sous des atours sexuels mais aussi politico-sociaux, portée par des textes crus. Ecoutons la subtile poésie qui s'en dégage. «Le sex-appeal de la policière / Me fait mouiller devant derrière […] Excita




