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Critique

Couleurs Daphné

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Après «l’Emeraude» et «Carmin», l’artiste est ce soir à Paris avec «Bleu Venise», son troisième album.

Daphné, le 23 mai 2011 à Paris. (Raphaël Neal)
Publié le 25/05/2011 à 0h00, mis à jour le 25/05/2011 à 14h09

Affiches décrépites, tartes colorées et chaises dépareillées, ce salon de thé parisien, au cœur du Marais, ressemble à un décor façon Alice au pays des merveilles. Le rendez-vous du jour n'est pourtant plus une fillette, mais une femme de 36 ans. Daphné chante.

Eye-liner. Son troisième album, Bleu Venise, est sorti en janvier. Il renferme des airs poétiques, parfois absurdes, que la jeune femme a elle-même écrits et composés. «Pour moi, cela reste un mystère d'être inspirée, ça arrive comme la précision d'un coup de pinceau», raconte-t-elle, faisant référence à la fulgurance d'une écriture quasi automatique.

L’album a été réalisé par l’Américain Larry Klein, également producteur de Mélody Gardot et de Joni Mitchell.

«Comme moi, il recherche l'émotion avant tout. Pas la performance, ni l'ostentation», précise encore Daphné, ravie d'avoir travaillé avec une «belle personne, qui n'explore pas forcément des sonorités à la mode». La mode, Daphné la boycotte. Blouse indienne, pantalon pattes d'eph' et regard souligné d'un trait d'eye-liner, elle affirme son côté seventies. «Je ne suis pas quelqu'un d'anachronique, mais j'ai toujours été décalée», admet-elle.

«Sensorielle». L'artiste vénère aussi l'esprit insulaire, «ce sentiment de faire partie du monde, tout en restant à l'écart. Il faut une grande solidité intérieure pour se sentir libre de partir et de revenir». D'où, nous y voilà, le <

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