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Tina Turner, née pour rocker

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[Summer of girls]. Le concert de 1988 à Rio de Janeiro, suivi d’un docu sur la chanteuse, épouse battue qui finit par se rebeller.

Tina Turner, sur scène à Cologne, en 2009. (REUTERS)
Publié le 02/08/2011 à 0h00

«Ce qui m'excite, ce ne sont pas les lumières, ce sont les cris. Quand Bowie et Jagger m'ont rejointe sur scène et que j'ai vu le public devenir dingue, j'ai pensé: "Oui, c'est ça que je veux"», déclara Tina Turner en 1993 à Vanity Fair. Des cris de fans, la fameuse «Acid Queen» qui, l'an dernier, bourrait encore deux Bercy à 71 ans, en aura eu son comptant. Surtout depuis sa résurrection au début des années 80: on l'avait quittée au Palace de Paris et au Ritz de New York où elle se produisait pour quelques nostalgiques, et voilà qu'elle réapparaissait au Zénith, à Bercy, puis, reine du rock en son château de Versailles !

Née le 26 novembre 1939 à Nutbush (Tennessee), Anna Mae Bullock n'était pas faite pour le blues ou la soul («Je n'aime pas pleurnicher sur mon sort») mais pour rocker : à 8 ans, elle se faisait virer par le curé de la chorale de l'église baptiste : «On ne loue pas le Seigneur en remuant ses fesses et en criant plus fort que les autres !» Travaillant comme femme de ménage pour pouvoir aller au lycée, elle aurait sans doute fait quelque chose de sa vie, même si elle n'avait pas rencontré Ike Turner et ses Kings of Rhythm.

Fils de prêcheur dont le père fut tué par des Blancs qui l'accusaient de fricoter avec une de leurs filles, Ike est considéré comme l'inventeur du rock, pour avoir enregistré, chez Sun Records en 1951, Rocket 88, dont le solo de piano boogie-woogie préfigure le style de Little Richard, Fats Domino e

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