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Les «riot songs» ou la contestation en chansons

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The Clash (Joe Strummer, Mick Jones et Paul Simonon) en 1978. (AFP)
Publié le 09/08/2011 à 16h18, mis à jour le 09/08/2011 à 18h23

Alors que Londres vient de connaître sa troisième nuit d'émeutes avec pillages, incendies de maisons, magasins et de voitures – les plus importantes violences de rue dans la capitale britannique depuis vingt-six ans –, les paroles de ce qu'il est convenu d'appeler sans emphase un hymne reviennent invariablement en tête.

«White riot, I wanna riot/ White riot, a riot on my own [...] Black people gotta a lot of problems/ But they don't mind throwing a brick/ White people go to school/ Where they teach you how to be thick [...] All the power's in the hands/ Of people rich enough to buy it/ While we walk the street/ Too chicken to even try it [...] Are you taking over?/ Or are you taking ordres/ Are you going backwards/ Or are you going forwards?»

Emeute blanche, je veux une émeute/ Emeute blanche, une émeute à moi [...] Les Noirs ont plein de problèmes/ Mais ça ne les empêche pas de jeter des pavés/ Les Blancs vont à l'école/ Où on leur apprend à devenir stupides [...] Tout le pouvoir est entre les mains/ Des gens assez riches pour l'acheter/ Pendant que nous marchons dans la rue/ Trop trouillards pour même essayer [...] Tu te reprends/ Ou tu obéis/ Tu marches à reculons/ Ou tu vas vers l'avant?»)

En 1977, un groupe de gamins londoniens du nom de The Clash déboulait en pleine vague punk avec ce White Riot.  Un chant révolutionnaire moderne, aussi tendu et rentre-dedans que la répression policière anglaise à l'encontre des noirs antillai

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