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Critique

Rock en Seine, suite et (jolie) fin

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Compte-rendu (presque) exhausif de la 9e édition du festival francilien que la programmation tout autant que la fréquentation placent dans la cour des grands.

Les Brésiliens de CSS à Rock en Seine, vendredi. (Nicolas Joubard)
Publié le 27/08/2011 à 15h34, mis à jour le 29/08/2011 à 17h56

Dimanche

L'assistance est moins dense ce dimanche que les deux jours précédents quand on pénètre sur le pré de Saint-Cloud pour digérer le gigot-flageolet et le baba au rhum. De fait, «seulement» 33.000 spectateurs passeront le porche d'entrée de Rock en Seine dans l'après-midi pour assister au troisième et dernier acte du dernier grand festival musical de l'été. Une assistance très légèrement plus claircemée mais surtout nettement plus (post) adolescente. L'effet Vaccines? Peut-être. Seule certitude: ces jeunes gens tristement copiés-collés – short en jean et bottes pour les filles (façon Kate Moss à Glastonbury), Ray-Bans, cheveux gelés et vers l'avant pour les garçons – ne sont pas présents pour les La's.

Si on commence par évoquer le cas des Liverpuldiens, c'est qu'on n'est pas à la veille d'oublier le vautrage historique du prétentieux Lee Mavers à Rock en Seine. La bonne nouvelle, c'était quand on avait appris qu'il était en vie et surtout qu'on le recroiserait vingt ans après le mythique premier et unique album des La's sorti en 1990. La bad news était pour ce dimanche, car, sans souhaiter que cette baudruche se trouve à cette heure dans une caisse six pieds sous terre, on aurait finalement préféré que le cintré Mavers et son bassiste (oui, oui, un duo pour figurer un groupe entier, comme ça le cachet est plus conséquent à deux) ratent leur avion ou que celui-ci se crashe sur le siège du FN. Et encore on n'est pas certain d'avoir reconnu le gratteur de

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