Voilà les Trans comme on les aime. Riches, variées, affûtées, surprenantes. La deuxième journée-soirée-nuit des TransMusicales, millésime 2011, a offert son lot de découvertes astucieuses. Grâce soit rendue à Jean-Louis Brossard, programmateur inspiré du rendez-vous rennais qui, comme à son habitude, a fait se caramboler avec bonheur des styles musicaux divers et des artistes à la singularité manifeste nulle part ailleurs croisés.
Ainsi Haight Ashbury, trio de Glasgow, qui ouvrait le bal à la salle de la Cité. Kirstie (photo ci-dessous) et Scott Ashbury, soeur et frère, accompagnés d'une batteuse en robe bleu vaporeuse, rejouent le flower power avec originalité. Souvent dissonante, parfois joliment rêche, leur folk psyché mid tempo ne manque pas de venin. On croit parfois entendre Sinnead O'Connor. Et comme l'ensemble se révèle très bien fait, on applaudit et on se précipite sur leur premier album nommé Here In The Golden Rays qui vient de sortir.
L'Américaine Sallie Ford prend la relève de Haight Ashbury avec brio et avec son groupe, The Sound Outside. Moue boudeuse, la chanteuse de Portland aux cheveux bouclés et au look de serveuse de drive-in 50's impressionne par son autorité vocale. Les morceaux, entre rockhab et blues (elle est fan de Tom Waits), se promènent joliment sur des contrées très mélodiques.
Il est 20h30. L'heure de quitter le centre-ville de la préfecture de la région Bretagne pour rejoindre le parc-expo de Saint-Jacq




