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Libération
Critique

Le trio Geste a la parole

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Rock. Portés par leur maxi, les Français jouent demain à Paris.

Le maxi "Howard B" de Geste. (DR)
Publié le 13/12/2011 à 0h00, mis à jour le 13/12/2011 à 12h19

Révélation scénique 2011 dans la catégorie décollage de tympans, le trio français Geste repart pour une série de dates (à Paris demain, puis à Besançon et Clermont-Ferrand). Soit trois occasions de se (re)plonger dans la musique en construction de ce nouveau rejeton de la riche scène «math rock» française, auteur il y a peu du 45 tours Howard B.

Sur scène, Geste reprend la formule (notes complexes pour énergie massive) qui a porté feu Chevreuil, mètre étalon hexagonal sabordé en 2006, prolongée depuis en variations électroniques ou noise par Electric Electric, Papier Tigre, Marvin et autre Pneu. Autant de formations qui ont tissé des liens humains solides en plus de la musique (tournées en bande, disques collectivisés). Comme eux, les trois Geste aiment les édifices instrumentaux tordus qui se construisent par couches électriques, que l’on peut aussi négliger pour se contenter de danser.

Puis il y a Geste en studio, qu’on découvre être un homme seul - et un rien schizophrénique -, François-Charles Domergue, qui serait comme un membre amputé du groupe: bien plus électronique, moins brutal mais tout aussi ambitieux dans ses choix.

La preuve en deux EP publiés entre 2008 et 2011, dans lesquels il casse peu à peu son cocon de fan d'intelligent dance music (Aphex Twin et Autechre en parrains évidents, Berlin comme patrie d'adoption).

Il y tente une pop synthétique, davantage personnelle et posée, non loin de la techno lente et tintinnabulante de Gold Panda, qu’on s’

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