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Libération

Le streaming, passion nordique au long cours

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De Spotify à Wimp, l’écoute virtuelle fait un carton.

ParSophian Fanen
(à Oslo)
Publié le 21/02/2012 à 0h00

Bienvenue au royaume du streaming musical. En deux ans à peine, la Norvège et la Suède ont vu leurs marchés musicaux transformés par cette nouvelle technologie propulsée par deux acteurs omnipotents: le suédois Spotify, lancé en octobre 2008 dans les deux pays (et en France), et le norvégien Wimp, ouvert au public en 2010 et depuis cantonné aux trois pays scandinaves.

En ce début d'année 2012, un Norvégien sur dix et 85% des Suédois âgés de 16 à 25 ans utilisent Spotify de façon ordinaire, tandis que le piratage se tasse sensiblement dans les deux pays. «Le streaming représente déjà à lui seul un tiers des revenus de la musique en Norvège», commente Per Einar Dybvik, le PDG de Wimp, rencontré pendant le festival By:Larm.

Option. Au-delà de ces chiffres, ce qui marque en débarquant à Oslo, c'est l'acceptation massive du modèle du streaming qui, en France, reste une option à côté du téléchargement et du CD. En Norvège comme en Suède, la musique s'écoute déjà avant tout via Spotify et Wimp, voire Deezer qui vient tout juste de s'y lancer. «Une donnée importante de ce succès rapide, estime Daniel Ursin Haugen, chargé des nouveaux médias pour EMI Norvège, c'est l'extrême pénétration du Web et des smartphones. D'après les derniers chiffres, 92% des Norvégiens sont connectés. Surtout, une particularité du pays, c'est que nous passons un temps fou dans nos chalets, dans la nature. Du coup, les opérateurs télécoms ont dû très tôt assurer une très

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