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L’art engagé de Shilpa Gupta

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A 36 ans, la plasticienne indienne a été choisie par le directeur du Châtelet pour signer les décors de «Nixon in China».

Publié le 07/04/2012 à 0h00

Jean-Luc Choplin, directeur du Châtelet, a choisi, sans doute en hommage aux ballets russes qui enchantèrent la maison un siècle plus tôt, de confier les décors de ses productions de printemps à des jeunes plasticiens. Après Nicolas Buffe, dont les décors et costumes croisant les esthétiques cartoon et heroic fantasy ont enthousiasmé lors du récent Orlando Paladino de Haydn et en attendant le retour, en juin, du vidéaste Pierrick Sorin pour un Couronnement de Poppée rock avec Carl Barat en Néron et Marc Almond en Sénèque, place à l'Indiennes Shilpa Gupta. Représentée à Paris par la galerie Yvon Lambert, ses œuvres ont été présentées à la Biennale de Lyon et dans les plus grands musées du monde.

Un choix qui peut sembler évident compte tenu des questions évoquées par le travail de la plasticienne, née à Bombay en 1976. Tout d'abord, la mondialisation et la médiatisation dont témoignent autant le médium choisi (vidéo interactive, sites web…) que la thématique de certaines œuvres : 100 Hand-Drawn Maps of India ou encore Singing Cloud, nuage suspendu réagissant à l'environnement et émettant une multitude de langues et de voix. Ensuite, l'angoisse du terrorisme, comme le résume There Is No Explosive, performance durant laquelle le public fut invité à déambuler avec des sacs portant l'inscription : «Ce sac ne contient pas d'explosif». Ou la peur du pouvoir traduite par Skewers, structure de tiges acérées suspen

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