Toujours aussi électrisé, toujours parfaitement insatiable, toujours autant en quête de rédemption : Jack White poursuit sa marche vers un impossible graal. Soit : continuer à explorer en accéléré les tourments de son âme abîmée et tenter de réanimer les esprits d’un garage rock habité par les mythes de la musique américaine, country, rock, folk, jazz.
Dans Blunderbuss, son remarquable premier album solo sorti le 24 avril et qui marche bien outre-Atlantique, ce guitariste hors pair et multi-instrumentiste continue ainsi de repousser les murs de sa dévotion pour un rock éclectique. Depuis la séparation des White Stripes après quatorze ans de chaos et de fusion, le natif de Detroit, établi à Nashville en 2005, s'est (dé)multiplié. Additionnant les collaborations, les projets parallèles. Et, surtout, en se lançant dans un pari un peu fou : la création, en 2009, d'un label (Third Man Records) dédié à sa romance de toujours : le vinyle. Succès à la clé : 140 disques produits, 600 000 galettes vendues sous toutes leurs formes - dont un 3 tours par minute. A l'occasion de son passage éclair en France, aux Eurockéennes de Belfort et à l'Olympia à Paris, Jack White a joué le jeu d'une interview au débit aussi express et furieux que ses trente-six premières années passées sur terre.
Vous considérez-vous au début d’un nouveau cycle, au milieu de votre vie d’artiste ou à la fin d’une histoire ?
Blunderbuss, c'est comme la naissance d'un enfant, une façon de remettre les compteurs à zéro. Effacer, recommencer : vivre sa vie à travers les yeux d'un autre. J'ai toujours voulu me reme




