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L'ALBUM

Little Barrie devenu grand

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Rock. Le groupuscule mordant et stylé du guitar hero provincial anglais, Barrie Cadogan, revient en force.

Little Barrie. (DR)
Publié le 04/07/2012 à 21h26, mis à jour le 05/07/2012 à 11h39

Réparons une injustice, à tout le moins une négligence : voilà le meilleur album rock de saison. Pas pop, pas ceci, cela. Rock. Pincé de rockabilly. Rock’n’roll. On a dit, à sa naissance, en 2005 (1), tout le bien qu’il convenait de penser tranquillement du trio londonien d’adoption (originaire de Beeston, Nottinghamshire), Little Barrie. Soit Barrie Cadogan, leader chanteur guitariste d’élite; Lewis Wharton, bassiste, chanteur; Virgil Howe, batteur relevant Billy Skinner, qui remplaçait le troisième membre d’appoint originel, Wayne Fulwood. Les cheveux et barbes ont poussé, les années passé, et celle-là marque, avec le retour du groupe triangulaire, la sortie à triple détente, après cinq ans sans ou trois selon, d’abord au Japon, en 2010, en Grande-Bretagne cet été, puis, depuis février dans le reste du monde, France incluse, du plausible grand œuvre maison.

Riche. Rien de révolutionnaire, ni rien à jeter ; un sans-faute pour une saison binaire un peu sans histoire. A commencer par la production, revenant, émotion, à Edwyn Collins. Qui cela ? Edwyn Collins, rocker glitter britannique de Girl Like You, héros glamour tragique transfuge du groupe pop new wave Orange Juice, foudroyé en 2008 par une triple attaque cérébrale et laissé pour mort, légumisé. Un bon point, sensible et fidèle, au crédit des trois vaillants Barrie, que d'être allés rechercher l'intéressé - à la clé du manifeste sonore We Are Little Barrie du temps où il avait la banane

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