Créé en 1870, soit un an après la mort de Berlioz, le festival dédié au compositeur a connu des fortunes diverses. Paul Claudel a ainsi consacré des pages élogieuses à une représentation de la Damnation de Faust en 1930 à La Côte-Saint-André, dans l'Isère. Mais l'hommage annuel à Berlioz, si mal aimé de ses compatriotes, ne prit pas toujours place dans sa ville natale.
Dans les années 80, c’est l’Orchestre national de Lyon, dirigé alors par Serge Baudo, qui honora le musicien majeur du romantisme français, avant la création, il y a dix-neuf ans, du nouveau festival Berlioz de La Côte-Saint-André. Depuis 2003, année du bicentenaire de la naissance du compositeur, l’adjonction d’un toit amovible au-dessus de la cour du château de Louis XI a considérablement amélioré les conditions acoustiques des concerts, donnés chaque soir à 21 heures.
Dirigée désormais par Bruno Messina, professeur d'ethnomusicologie au conservatoire de Paris, la manifestation veut rendre justice à l'esprit comme à la lettre de Berlioz : l'an dernier, une salve de tirs de mousquets a couronné l'exécution, par François-Xavier Roth et son orchestre les Siècles, de la «Marche funèbre pour la dernière scène d'Hamlet», dernière partie du triptyque Tristia. Pour la Symphonie fantastique, des cloches d'église furent acheminées d'Allemagne et sonnées au loin pendant le «Songe d'une nuit de sabbat».
Autodidacte. L'édition 2012 propose sous l'intitulé «Berlioz en Italie, un ca




