Dimanche soir, Arte consacre à Jimi Hendrix un documentaire qui alterne le meilleur et le pire. Le meilleur : quelques-unes des chansons du jeune homme, à Monterey et sur des scènes allemandes en particulier, diffusées in extenso. Le pire : des interviews de gens qui persistent à camper le guitariste en gourou new age, messager des étoiles, visionnaire halluciné, rebelle messianique et autres fadaises.
La postérité a joué un tour de cochon à Hendrix, en l’immortalisant en quasi-phénomène de foire. Il n’était que musicien. Mais d’exception.
Hendrix - né Johnny Allen Hendrix le 27 novembre 1942 à Seattle, mais appelé James Marshall Hendrix, puis rebaptisé Jimi par son manager anglais - était un type plutôt gentil, parfois timide, selon ceux qui l’ont fréquenté de près ou de loin. Tout ce qui l’éloignait de la musique, de sa musique, l’emmerdait. Il a grandi dans un milieu relativement pauvre, où sa première guitare fut un manche à balai. Le fond de sa culture musicale, c’est le blues. Et son métier, il l’a appris sur le tas, dans les pires troquets du sud des Etats-Unis.
Essence. Oui mais voilà : les images fortes qui subsistent aujourd'hui du fondateur de l'Experience, c'est l'hymne américain revisité à Woodstock (et ailleurs) en pluie de bombes et vrombissements d'avions de combat. C'est sa Stratocaster enflammée à l'essence de briquet, puis broyée, sur la scène de Monterey en 1967. C'est la violence, la légende (erronée) d'un décès par overdose à 27 ans, le sp




