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Boogaerts sur des airs de Java

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Pendant trois ans et à raison d’un concert par semaine, le chanteur a pris ses quartiers dans la salle parisienne qui lui a inspiré la plupart des morceaux de son nouvel album.

Mathieu Boogaerts, la semaine dernière à la Java. (Mathieu Zazzo)
Publié le 30/09/2012 à 19h07

Sur la jaquette du sixième album de Mathieu Boogaerts, il y a en très bonne place un immense crédit («Ô Merci») pour la Java, la petite salle de concert parisienne. Ce n'est que justice. A elle seule, elle a été la grande muse de ces douze nouvelles chansons. Pendant trois ans, l'écriture de ce nouvel opus (lire page suivante) s'est entremêlée à une longue série de concerts qui se tenaient tous les mercredis, en petit comité d'amourachés. Transpirant cette relation intimiste, la plupart des douze titres lumineux ont déjà eu une vie sur scène. Retour sur ce singulier méli-mélo javanais.

Jeudi 7 mai 2009

Ce soir-là, Mathieu Boogaerts a un engagement : une soirée de bienfaisance, qu'il a acceptée trop vite, à la Java, rue du Faubourg-du-Temple (Paris Xe). Il y va à reculons. En sous-sol, l'endroit tout en longueur, avec son bar, son parquet et ses arcades, ne manque pas de charme. Le public est assis par terre sur des tapis, comme à la maison ou au yoga. La petite scène peut difficilement contenir plus de trois musiciens. Ça tombe bien, Boogaerts est venu avec son bassiste, Zaf Zapha. Et là, révélation. «Ça m'a totalement retourné. Et je me suis dit : "Ça c'est vraiment mon truc."» A l'époque, il finissait la tournée de son précédent album, I Love You, à la fois sophistiquée, contraignante et frustrante. La Java devient un élixir de jouvence. Intime, sensuel et sans fioriture.

Mercredi 16 septembre 2009

Sitôt dit, sitôt fait. Le chanteur et son bassiste reviennent une fois. Pu

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