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Critique

La balade psyché de Melody

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La révélation française Melody’s Echo Chamber sort un premier album bonifié en Australie.

Cette originaire d'Aix-en-Provence a d'abord été signé aux Etats-Unis. (Diane Sagnier)
Publié le 29/10/2012 à 21h16

Pitchfork entame son 2e festival automnal avec une révélation aux couleurs d'été indien acidulé et aux espoirs de pop bourgeonnante : Melody's Echo Chamber. Le projet de la Frenchy de 25 ans suscite convoitise et gourmandise. «J'ai eu la chance d'avoir été signée par le label américain Fat Possum après leur avoir envoyé juste trois morceaux», concède Melody Prochet. Qui, modeste, omet d'ajouter que les Anglais de Domino ont craqué sur sa musique sans frontières.

«J'ai tenté de trouver un équilibre entre le beau et le bizarre, entre des sons plus crades et des mélodies plus aériennes», précise la native d'Aix-en-Provence, réfugiée depuis six ans à Paris. A l'arrivée : une voix vaporeuse, romantique, dynamitée par des guitares noisy. Des mélodies dream-pop qui surfent entre des synthés réverbérants et des nappes de batterie cristallines. Rugueuse et fugueuse, la chambre d'écho de Melody fait donc entendre une pop psychédélique. «Je suis un creuset d'influences», résume la multi-instrumentiste «un peu nulle en guitare» passée par le conservatoire avec douze ans d'alto à la clé.

La presse musicale internationale lui promet déjà un avenir arc-en-ciel. Elle trouve cela «surréaliste» et taille sa route, rentrant d'une tournée de 17 dates aux Etats-Unis avec The Raveonettes. «Une expérience unique», dit-elle. «Cette Française a un talent unique», confesse en écho Sune Rose Wagner, la tête pensante du duo danois.

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