C’est allumer le son qu’il faudrait, plutôt que le feu. On est à Bruxelles, au Forest National, 8 400 fans, les sosies se promènent. Et paf, 21 heures pile, la blague belge : le show de l’année attaque… sans la voix. Après un temps d’hésitation, le public entonne la chanson à la place de Johnny.
Le son revenu, c’est parti pour deux fois quarante-cinq minutes, avec interlude, sexy ladies et musiciens. Que du tube qui fait plaisir, geste et phrasé à peine affaiblis, à un mois et demi de la fin de la tournée (22 décembre à Marseille), qui a emmené les groupies d’Amiens à Tel-Aviv, de Caen à New York, en passant par Montréal, Johnny Hallyday va-t-il une fois de plus renaître de ses cendres ?
Laurent, qui le suit dans le monde entier, arrivé la veille pour dormir devant la salle et être le premier aux barrières devant la scène, est formel : «Il est énorme, la voix intacte, il donne tout.» Pendant qu'il livre Je suis né dans la rue, Excuse-moi partenaire, Ma Gueule, Oh Marie (un peu mou) ou «Bonsoir Bruxelles, je suis heureux d'être là ce soir», on détaille «la dernière idole», le Survivant qui a frôlé la mort clinique en décembre 2009 et cet été avec la sale bronchite. Avec son côté pépère cultivateur d'enfants, le genre «C'est ma femme qui s'occupe de tout» qui gonfle à mort les fans…
Rugissement. Cependant, la bête de scène essuie le rimmel qui lui coule des yeux et lance la serviette dans la foule (il a déjà balancé d




