Menu
Libération

Alchimies Transmusicales

Article réservé aux abonnés
Rock. Repassage en revue de l’édition 2012 du festival breton. De l’Afrique du Sud jusqu’à l’Amérique.
En haut: Melody's Echo Chamber et Ahmed Gallab, alias Sinkane. En bas: Cata Pirata du groupe Skip&Die et Yannick Ilunga, alias Petite Noir. (Samuel Kirszenbaum)
publié le 9 décembre 2012 à 22h06
(mis à jour le 10 décembre 2012 à 9h51)

Résumer des Transmusicales en quelques lignes est chaque année un défi, tant les pistes sonores se dispersent. Cette 34e édition en pleine forme, conclue hier soir après deux soirées complètes au parc des expos de Rennes, restera un modèle du genre, et en tirer une ligne directrice tient avant tout de l'équilibrisme journalistique.

Evacuons d’office quelques noms qui feront les beaux jours de 2013 : les Canadiens pop de Hot Panda, les rockeurs nantais de Von Pariahs, ou la jeune Melody’s Echo Chamber qui commence à trouver une forme scénique à ses chansons embrumées. On ajoutera les énormes kicks coupants d’UZ, le duo TNGHT, habile dans son créneau du beat fracassé, et les Franco-Américains de St. Lô emportés par une chanteuse violemment touchante.

A côté, le programmateur des Trans, Jean-Louis Brossard, avait glissé des ovnis plus difficiles à saisir, des croisements mondialisés en construction. Vendredi, le Sud-Africain Petite Noir a ouvert le front, très attendu depuis qu'il a quitté son négligeable duo electro-pop Popskarr pour se lancer en solo dans une new wave rénovée. Sur scène, la musique de Yannick Ilunga évoque Depeche Mode ou TV on the Radio… Les compositions ne sont pas toutes au niveau de son titre le plus récent, Till We Ghosts, mais c'est intelligemment pensé. Les guitares sont acides, la frappe de batterie peut projeter d'un coup la musique vers les clubs électroniques ou les caves rock. «Je travaille mieux tout seul je crois, avou