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On ira tous au paradis

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Il est loin le temps de «Divinidylle»… L’ex-Lolita a eu 40 ans et revient avec un double album réalisé par Benjamin Biolay. Un coup de maître, dévoilé ici.

(Photo Karim Sadli )
Publié le 19/04/2013 à 17h37

Elle est à Paris pour quelques jours, le temps d'une apparition au défilé Chanel, le temps de régler les nombreux détails qui entourent la sortie, le 13 mai, de son nouveau disque Love Songs. L'ex-lolita des années 80 a 40 ans depuis décembre. Quarante ans, le temps des bilans, dit-on: cinq albums studio avant celui-là, deux enfants dont l'une, adolescente-liane, est déjà aussi grande qu'elle, et la fin de la Divinidylle avec Johnny Depp après quatorze ans de liaison.

C'est à peu près tout ce qu'on sait. Mutique comme une carpe, Vanessa Paradis possède un art de la conversation bien à elle. Elle parle, rigole, fume, fait les gros yeux et même vous claque la bise, mais ne dit rien d'intime, rien de ce qui fait le sel de ce genre de rencontre, ce genre de marchandage obligé – combien de confidences pour ce bel article, combien de petits secrets lâchés au détour d'une phrase, presque par hasard, qui seront propagés à mesure de leur sulfurosité… Jamais elle ne fait entrer quiconque n'ayant aucune raison de s'y trouver, a fortiori les journalistes et derrière eux l'immense meute du «public», dans l'enclos de sa vie privée.

C’est la version hardcore de «circulez y’a rien à voir», que presque plus personne ne pratique, et surtout avec une telle constance, ou, pourrait-on dire, un tel acharnement. Mais entre les phrases et derrière les silences, dès qu’on décide de surcroît qu’on se fiche de sa vie, elle devient bien plus intéressante à observer dans sa mani

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