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Vampire Weekend, de vrais pur-sang

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Le troisième album du groupe new-yorkais s’éloigne des influences africaines mais reste tout aussi fascinant. Interview transatlantique.

Vampire Weekend, à la frontière de la musique hipster. (Photo AJ Beck)
Publié le 24/05/2013 à 15h53

Une pochette en noir et blanc, un titre écrit en lettres anglaises old school: les Vampire Weekend ne sont jamais là où on les attend. L'entrée fracassante de ces gamins new-yorkais dans le monde de la pop, il y a cinq ans, en éclaireurs de la vague hipster à venir, était due à des chansons colorées, «globales», infusées de rythmes africains. Aujourd'hui, les VW revêtent avec leur troisième album, Modern Vampires of The City, un costume d'adulte, différent mais tout aussi seyant. Comment ces outsiders sont-ils devenus, en une poignée de chansons, un groupe à enjeu mondial? Un groupe pour lequel il faut livrer bataille avec une maison de disques légèrement paranoïaque (la peur des fuites sur le net) afin d'écouter leur nouvel album? Explications du phénomène, et conversation téléphonique avec le chanteur Ezra Koening.

Quatre boursiers dans le vent

Oscillant entre mélancolie épurée et saillies remontées, le très beau Modern Vampires of The City se coupe tout à fait des références africaines, loin des débuts 2008 qui leur valurent même une comparaison avec Paul Simon période Graceland. Pour beaucoup, leur émergence signait la fin de l'ère du rock et des jeans slim. Ils ringardisaient les Strokes, qui, au même endroit (New York) mais en d'autres temps (2001), avaient également créé l'émoi en osant les mélanges stylistiques certes moins surprenants (la pop et le punk). On a reproché aux Vampire des origines bourgeoises, à tort mais qu'imp

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