Le festival d'été, un univers impitoyable? Assurément. Et très inégal. Après que les plus gros rendez-vous estivaux ont raflé l'essentiel des subventions publiques (qui, eux aussi, fondent irrémédiablement), la survie des petits dépend du bon vouloir des partenaires privés, et des aléas de la fréquentation – qui atteint même les rois de cette jungle: -28% de festivaliers pour la Route du rock entre 2011 et 2012. Qu'en est-il des plus précaires d'entre eux? Next a sélectionné quatre festivals plus ou moins connus, récents, au programme séduisant, pour comprendre comment cette économie tient à un fil. Tour d'horizon avec les patrons de Tout un foin, Baleapop, le Midi, et Calvi on the rocks.
Naissance Pourquoi diable créer un festival dans un contexte si peu propice? Déjà, parce qu'il répond au besoin de l'industrie musicale de générer davantage de revenus en live à l'heure où les ventes de disques ne pèsent pas lourd. Aussi parce que, les artistes tournant plus, leur venue est une aubaine dans certains «déserts» culturels. Ainsi, Baléapop est le projet d'une bande de copains du Pays basque, qui rêvaient d'un événement underground dans une région où, disent-ils, rien n'existait hormis un festival de cultures locales. Parfois, c'est le prédécesseur qui a rendu l'âme: le Midi festival est né en 2006 sur les cendres d'Aquaplanning, car sinon, «les feux d'artifice du 15 août devenaient le seul événement "culturel" de l'été varois», ironise son fond




