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Critique

The Heliocentrics, rayon convergent

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Fusion. Influencé par Sun Ra, le groupe anglais déroule son jazz psychédélique en album et sur scène.

Publié le 28/06/2013 à 21h16

Le mieux serait encore de ne pas respecter les consignes de sécurité d’usage, et ne pas attacher sa ceinture en embarquant à bord de la drôle de machine sonore et planante que pilotent The Heliocentrics, pour prendre la pleine mesure de leur univers durant le trajet à destination d’une stratosphère sonique encore vierge.

De cette galaxie alternative vient de surgir 13 Degrees of Reality, second album du groupe anglais en activité depuis dix ans, véritable orfèvrerie psychédélique anticonformiste à multiples facettes, où flottent librement de denses textures : jazz psychédélique, funk, avant-garde, instruments ancestraux exotiques (kalimba, berimbau, etc.), acid groove et effets electro.

Pour plus de précisions concernant la matière première d’influence, on pourrait dire que Sun Ra est à The Heliocentrics ce que John Zorn est au saxophoniste savoyard Guillaume Perret. Aux commandes de ce collectif londonien à géométrie variable, le batteur Malcolm Catto et le bassiste Jake Ferguson : ils ont conçu et produit le projet autour d’un cercle constitué du guitariste Ade Owusu, du percussionniste et flûtiste Jack Yglesias et du pianiste Ollie Parfitt, qui forment le noyau dur.

Discours. Les Anglais ont déjà pas mal fait parler d'eux grâce à leurs collaborations avec divers musiciens : Madlib, DJ Shadow (aussi bien sur disque qu'en concert), le producteur Quantic, connu pour son electro-cumbia, sans oublier la collaboration avec le maître d

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