A Vienne, qui use de tous ses charmes gallo-romains pour accueillir le plus large éventail stylistique de jazz pendant son festival, les jours et les nuits se confondent. Sans répit, de midi à 3 heures du matin, on peut déambuler entre les quatre scènes à vocation complémentaire et retrouver les illustres comme découvrir les nouvelles générations. A ce lieu emblématique qu’est le Théâtre antique, se coordonnent les jardins de Cybèle la journée, le Club de minuit et le JazzMix pour les afters branchées.
Ecrin premier du festival, l’impressionnant Théâtre antique - qui, adossé aux pentes abruptes de la colline du Pipet, donne la sensation d’un mur quasi vertical de gradins face à la scène - a déjà bien commencé sa quinzaine avec des affiches complètes. Ce fut le cas pour Marcus Miller, ou, au programme ce samedi, la triplette Ben Harper-Rodriguez-Guillaume Perret qui a fait le buzz depuis des semaines.
La soirée «French Touch», proposée vendredi, réunissait deux plateaux de choix, le pianiste Jacky Terrasson puis la sublime performance «l'œil de l'éléphant», hommage sensible des maestros Michel Portal, Louis Sclavis, Henri Texier et Christophe Marguet au photographe Guy Le Querrec, avec ses images sous forme de déroulé thématique (les pieds, les mains, l'illusion optique, l'Afrique, mémorial Big Foot), à la fois tendres et drôles, projetées sur écran géant. Un plaisir autant pour les yeux que pour les oreilles. C'est peut-être ce qui rendit Portal, félicité en coulisses pour sa




