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Critique

Montpellier vaut bien une «Mass»

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Liturgie. Le festival de Radio France, qui se tient jusqu’au 25 juillet, s’ouvre avec l’œuvre de Leonard Bernstein, monument inclassable composé en 1971 à la mémoire du président Kennedy.

Pochette de «Mass», composé par Leonard Bernstein en 1971. (Photo DR )
Publié le 10/07/2013 à 20h06, mis à jour le 11/07/2013 à 9h32

Avec 205 manifestations et des concerts suivis par des millions d'auditeurs, entre les directs et les podcasts, le festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon ne faillit pas à son devoir de pédagogie et d'éclectisme (lire ci-contre). La 28e édition propose toujours jazz, symphonique, lyrique, world et electro, et s'ouvre ce soir avec Mass, de Leonard Bernstein : une pièce commandée par Jacqueline Kennedy pour l'inauguration, le 8 septembre 1971 à Washington, du Kennedy Center for the Performing Arts.

Blasphème. Comme l'indique ironiquement l'Américain, cette «messe» de cent vingt minutes est pour le moins massive. En fosse, un orchestre classique complété, sur scène, d'un groupe de rock avec guitares électriques et synthétiseurs et d'un big band de jazz. Sous la houlette d'un prêtre baryton, un chœur mixte de 60 adultes chante les portions latines de la messe, complété par un autre d'une vingtaine d'enfants, intervenant seul, en réponse antiphonique, ou avec les «chanteurs de rue». Ces derniers représentent les fidèles de l'Eglise venus communier ou contredire les évangiles, jusqu'à déclencher la colère du prêtre qui jette hosties et calice au sol. Enfin, des acolytes du prêtre sont dévolus aux danses et aux différentes opérations du culte, tandis qu'une bande magnétique fait intervenir des voix préenregistrées en quadriphonie.

La pièce mêle liturgie catholique romaine, prière hébraïqu

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