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Critique

Mai Lan, pousse pop à La Rochelle

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Chanson. La fille de Kiki Picasso défend son album «Mai Lan», aujourd’hui, aux Francofolies.

Son premier album, «Mai Lan» est sorti mi-2012. (Photo Lisa Roze)
Publié le 15/07/2013 à 21h26, mis à jour le 16/07/2013 à 10h31

«Des mollusques flasques, avec une boulette de strass, hermaphrodites dans le sexe, jolie coquille dans le texte.» Les Huîtres, piste 8 du premier album de Mai Lan, montre que la Franco-Vietnamienne, à des années-lumière de son image d'égérie sucrée dans une publicité pour SFR, aime le bizarre, l'absurde, et même le dark. «Je ne suis pas une petite chanteuse qui fait de la folk sympathique, j'ai quand même grandi chez les punks !» plaide-t-elle. Façon Lewis Carroll, le clip du réalisateur Adan Jodorowsky transcende d'ailleurs ce surréalisme des mollusques : reine d'un aquarium kitchissime, la chanteuse opte pour une danse du crabe.

Dahut. Pour l'écriture de ses chansons, presque toutes en anglais, Mai Lan n'hésite pas à entrer dans la peau d'innombrables personnages. Tantôt petit garçon partant à la chasse au dahut, tantôt sorcière dessinant d'étranges prédictions. «On est souvent dans l'euphorie, ça sautille et ça groove. Si les paroles sont concrètes, j'aimerais tout de même que chacun puisse créer son propre délire.»

Fabriqué en binôme avec Max Labarthe, ami de toujours, ce premier album embrasse un mode de composition déroutant. Avec des ponts calmes quand les chansons deviennent speed, et vice versa. «Même s'il y a beaucoup d'acoustique et de guitare, on a fait tout ce qui nous passait par la tête», raconte Mai Lan. Elle travaille sur les paroles et les mélodies de voix, quand son

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