Entre le fjord et la colline, l’Øya festival organisait la semaine dernière sa quinzième édition à Oslo. Comme à son habitude, il proposait une programmation maligne, alternant têtes d’affiches et jeunes espoirs (parmi eux, beaucoup de Norvégiens), et faisant la part belle aux artistes indé capables de plaire au plus grand nombre. Bilan de quatre jours de festivités brillamment orchestrées.
Ceux qui ont assuré
Le premier soir, Blur a livré un concert en accord avec le précepte édicté par Alex Kapranos, le chanteur de Franz Ferdinand: seuls les artistes réellement motivés devraient continuer de jouer. Sur la grande scène, Damon Albarn a fait preuve d'un enthousiasme rafraîchissant –il a d'ailleurs copieusement arrosé d'eau les premiers rangs, pas assez réactifs à son goût. Un set généreux d'une heure et demi, inauguré par Boys & Girls et clos par Song 2.
Le lendemain, même endroit, même heure, Kendrick Lamar a pris la relève. Seul et sûr de lui, très classe tout de noir vêtu, le rappeur californien de 26 ans a galvanisé les Norvégiens déjà réchauffés par le bon live du Wu-Tang Clan la veille.
Show de haut niveau aussi pour Cat Power, à l'aise sur la grande scène, qui a l'air remise de sa dépendance à l'alcool. Sa voix puissante n'a pas tremblé en interprétant les lumineuses chansons de son dernier album, le bien nommé Sun. Seule ombre au tableau, le succès discutable de son relooking (cheveux aussi courts q




